Responsabilité du traducteur assermenté

Responsabilité du traducteur assermenté : ce que vous devez savoir

Information importante

En France, le traducteur assermenté (ou expert traducteur près une cour d'appel) n'est pas responsable de l’authenticité du document source qu’il traduit. Son rôle se limite à fournir une traduction fidèle et certifiée conforme au document qui lui est présenté, sans avoir à en vérifier l’origine ou la validité.

Détail juridique et pratique :

Le traducteur atteste que la traduction est conforme au document présenté, qu’il soit original ou une copie.

Il ne certifie pas que le document est authentique, ni qu’il a été émis par l’autorité compétente, ni qu’il n’est pas falsifié.

Ce principe est reconnu par les juridictions françaises, notamment pour protéger les experts contre des responsabilités excessives.

 

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Précaution recommandée :

Clause de non-responsabilité et cadre légal

Dans leurs conditions générales ou attestations, les traducteurs ou plateformes peuvent inclure une clause de non-responsabilité, par exemple :

« La traduction a été effectuée à partir du document fourni par le client. Le traducteur ne saurait être tenu responsable de l’authenticité ou de la validité du document source. »

Cette clause est couramment utilisée et juridiquement recevable.

Régime légal et responsabilité

Loi n° 71-498 du 29 juin 1971 relative aux experts judiciaires : voir le détail

Le traducteur assermenté est nommé et inscrit sur une liste officielle par les cours d’appel, ce qui le place dans le corps des experts judiciaires, soumis à des obligations déontologiques identiques : source

Code de procédure civile, article 1515
Cet article précise que les parties peuvent être invitées à produire une traduction établie par un traducteur inscrit sur une liste d’experts judiciaires.
Source : Legifrance

Portée de la responsabilité du traducteur

Il engage sa responsabilité civile (et éventuellement pénale) s’il commet une erreur, omission ou traduction incomplète, car il atteste que la traduction est fidèle au document fourni : en savoir plus.

En revanche, il n’est pas tenu de vérifier l’authenticité du document source : il traduit ce qui lui est remis, sans pouvoir attester de sa validité intrinsèque ou légale.

 

En résumé

  • L’article 1515 du Code de procédure civile et la loi n° 71-498 du 29 juin 1971 en sont les principaux fondements.
  • Le traducteur est responsable de la qualité et de la fidélité de la traduction.
  • Il n’a aucune obligation de vérifier l’authenticité de l’original.
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Extrait clé de la loi :

Cadre légal des traducteurs assermentés

Article 2 (inscription)

I. – Il est établi, par spécialité, des listes d’experts pour l’information des juges.
II. – L'inscription initiale est probatoire pour une durée de trois ans, puis renouvelable pour cinq ans.
III. – L’inscription sur la liste nationale nécessite au moins cinq ans d’expérience sur une liste de cour d’appel ou équivalent dans l’UE.
Source : Legifrance

Article 3 (dénomination protégée)

Seules les personnes inscrites peuvent utiliser les titres : « expert agréé par la Cour de cassation » ou « expert près la cour d'appel ».
Source : Legifrance

Articles 4 à 6 (serment et déontologie)

Les experts prêtent serment : « accomplir leur mission en leur honneur et conscience ».
Ils sont soumis à des règles strictes d’impartialité et de qualité.
Source | UNETICA

Article 6-3 (responsabilité)

La responsabilité de l’expert est engagée selon le droit commun à compter de la fin de sa mission.
Source : Assemblée nationale

Points essentiels

  • Traducteurs assermentés = experts judiciaires inscrits sur une liste officielle (voir)
  • Durée : 3 ans probatoires puis renouvellement par périodes de 5 ans
  • Serment obligatoire garantissant honneur et conscience
  • Titre protégé réservé aux experts inscrits
  • Responsabilité limitée à la mission confiée

À retenir sur les traducteurs assermentés

Ils sont officialisés, assermentés et soumis à un cadre déontologique strict.

Leur responsabilité concerne uniquement la traduction, et non l’authenticité du document source.

Leur engagement est solennel : un serment d’honneur est requis et le titre est protégé. Une mauvaise utilisation constitue une infraction pénale.

Source : UNETICA